les éditions incognito

En 2008, écœurée et découragée par une longue série de refus d’éditeurs de mes livres ( Sexuel transfert et Archéologie d’une faille), je me décidai enfin à franchir le pas et créai les éditions incognito….

Le premier geste a été la création du site internet, autonome pour faire de la vente et diffusion en ligne et qui incluait au départ mon livre réel ( Sexuel transfert) et 5 livres et auteurs fictifs pour me tenir compagnie ( livres indisponibles à la vente…. évidemment !).

Au-delà de cette petite supercherie/bluff, les éditions incognito répondaient à un besoin littéraire et éditorial réels, explicité ci-dessous :

Les éditions incognito sont nées en 2008 d’une observation méticuleuse de la situation existante et d’une intuition. Elles ont été créées avec, comme ligne éditoriale, l’impertinence engagée. Avec l’évolution exponentielle des moyens de communication, la révolution que représente internet, le milieu éditorial se transforme également, parfois en trainant les pieds, il est vrai. Les éditions incognito, elles, sont nées de ce mouvement vers l’avant, de cette démocratisation virtuelle du savoir et de la culture, de ce raccourcissement des distances … et du temps.
Dans un article intitulé « L’édition française au crépuscule ? Le temps est venu de réagir » dans Le Monde du 12 mars 2009,  Olivier Querenet de Breville, ex-PDG de Bordas émet cette hypothèse : « Ces évolutions sont identiques à celles qui ont permis de faire naître la forme du roman au XVIIIème siècle. Depuis lors, l’édition n’avait pas connu de révolution technologique qui porte en germe de nouvelles formes d’écriture. »
Nous avons également eu cette intuition et avons créé des collections originales comme H.A ( Histoires pour adultes), qui tiennent compte de ce que nous pressentons comme  une révolution littéraire, où, à terme, un nouveau genre littéraire affranchi  des catégories habituelles « fiction, autofiction, biographie, poésie » émergera.
Actuellement, les auteurs sont souvent prisonniers d’un système très lourd qui inhibe leur créativité. Seuls vrais producteurs d’œuvre, ils sont pourtant relégués au statut d’objet de consommation culturelle. Les éditions incognito tentent de se démarquer de cet état de fait en redonnant à chaque acteur de la chaîne éditoriale la place et la visibilité qu’il mérite et en innovant, que ce soit dans le mode de diffusion ou l’approche avec les lecteurs ( lieu alternatifs,  approche pluridisciplinaire des rencontres et lectures) : les auteurs sont ainsi mis en avant, valorisés, quand l’édition a choisi de rester dans l’ombre… incognito… comme support naturel de la création littéraire.

Et peu à peu, la réalité a dépassé la fiction : Pierre Clavilier, un écrivain et ex-directeur éditorial, s’est agrégé au projet.  Puis j’ai reçu un manuscrit, premier roman hybride, dont je suis tombée amoureuse, Le bruit de mon sang, par une auteure française qui vit au Brésil, Catherine Chantilly, et j’ai voulu le publier, et les rencontres et les miracles se sont enchainés. ( pour plus de détail, aller sur www.leseditionsincognito.com)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.